LEVIATHAN Les Vendredi 6 et Samedi 7 février à 20H
Vendredi 6 et Samedi 7 février à 20H
Spectacle compris dans l’abonnement Pour régler votre place du vendredi c'est ici ! Pour régler votre place du samedi c'est ici ! Pour un autre moyen de paiement: resalastationtheatre@gmail.com
Léviathan
Compagnie de L’Eau qui dort (22) Coproduction : Quai des rêves à Lamballe Avec les soutiens de : Le Sillon à Pleubian, Le Sémaphore à Trebeurden, Le Grand Pré à Langueux, Département des Côtes d’Armor et Lavoir Moderne Parisien
Théâtre, danse, poésie, musique Poème de Gwendoline Destremeau Avec Clara Koskas, jeu et danse et Ariane Issartel, violoncelle. Mise en scène de Gwendoline Destremeau A partir de 16 ans
AVERTISSEMENT : Ce spectacle aborde le thème du viol
Troie fut prise. Ajax y viola Cassandre qui avait tout prédit : la guerre, les monstruosités. Mais sa voix n’a jamais retenti. Le mythe l’a confinée dans l’échec et la faiblesse, la privant d’écho. Comme l’océan qui enfle, Léviathan la métamorphose, en la gonflant d’hubris. Avec une violence jusque là réservée aux mâles, Cassandre renaît dans la force poétique du corps et du verbe transfigurés par la colère.
Dans ce texte et sur scène, tous les actes et toutes les pensées s'expriment, même les plus taboues, même les plus indicibles, même s'ils bousculent l'ordre moral de ceux qui parlent au nom des victimes. On y voit bondir Cassandre de l'âge du bronze à celui des médias, on l'y entend crier contre ses propres prédictions au moment où elles se réalisent et dire son mépris de l'héritage antique. Elle passe de la langue du mythe au verbe obscène du témoignage cru. La danse et le violoncelle la déchirent et la recollent dans l'espace et le temps. Il n'y a jamais ni effondrement ni prostration ni abrutissement. On s'y épuise avec elle jusqu'à la fin de son cri quand la douceur advient avec les lèvres et les yeux de l'amour.
Extrait:
/image%2F0405555%2F20250909%2Fob_0592d5_au-pays-des-zebus-dansent-les-baobos.jpg)
Clara Koskas par son jeu d'une sobriété vertigineuse, Ariane Issartel en symbiose presque charnelle avec son violoncelle baigné de lumières chaudes et Gwendoline Destremeau à l'écriture puissante et organique, propulsent littéralement le spectateur en plein cœur du processus créatif théâtral dans ce qu'il a de plus viscéral.
Brigitte Corrigou, La Revue du spectacle