LA STATION-THÉÂTRE

11 août 2017

SOIRÉE DE PRÉSENTATION DE LA SAISON 17-18: samedi 23 SEPTEMBRE, 20H30

Soirée de présentation de la nouvelle saison

Le samedi 23 Septembre 2017 à 20h30

 

public présentation saison PETIT 1Mo_Station théâtre

Au cours de cette sixième saison, une vingtaine d'artistes venus de la région, de Niort et de Suisse se succèderont sur la scène de la Station-théâtre pour y jouer dix spectacles de théâtre. Comédien-ne-s, mais aussi clown-e-s et musicien-ne-s, ils y feront vivre leurs propres œuvres, celles de Victor Hugo, de Christian Prigent, d'autrices et de poétesses du voyage, de Joseph Delteil, d'Etty Hillesum et d'Eugène Durif, avec des personnages inspirés du rêve, du quotidien ou de l'histoire (François d'Assise) mais toujours en poésie, dans une langue singulière qui est la marque de La Station théâtre. Vous aurez la primeur de cinq premières, dont celles de deux compagnies en résidence officielle. Il y aura aussi des retrouvailles avec des artistes fidèles à notre lieu pour en partager l'esprit et en aimer le public. Pour rassembler les générations et rassurer les novices, la langue jouera parfois avec le clown et la musique et la saison se clôturera par un spectacle destiné au jeune public. Cette programmation s'adresse à tous et n'a rien d'élitiste. Il suffit seulement de tenir votre curiosité en éveil. Le théâtre ne peut pas être intellectuel, il s'adresse aux sens, il redonne vie, il réveille l'amour, la révolte, la joie, la tristesse. Il fait rire, pleurer, songer. Il remue, il sonde, il suscite l'étrange qui est en nous, interroge la diversité du connu, découvre l'inconnu. Il continue parfois d'agiter nos âmes bien après la représentation. Sept compagnies viendront ce soir là pour vous en convaincre, répondre à vos interrogations et échanger avec vous autour d'un verre au bar de la salle Jarry pour finir la soirée.

Vous pourrez aussi y réserver des places pour un ou plusieurs spectacles et/ou souscrire un abonnement à la saison.

Posté par Eulalos à 16:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


PROGRAMME DE LA SAISON 2017-2018

Consultez ici le détail du programme spectacle par spectacle, événement par événement, résidence par résidence :

http://stationtheatre.canalblog.com/archives/au_fil_de_la_saison_2017_2018/index.html

 

Consultez ici notre brochure de saison page par page :

https://fr.calameo.com/read/00178573084164a7947da

 

AFFICHE PETIT 1Mo

 

ÉDITORIAL

 

Viens lécher la lune !

 Le silence politique, le marché univoque, la mode du loisir et du travail glorieux, le petit jeu bien pensant du progrès avec la conscience, le déni des souffrances sociales et culturelles, le mur de la morgue face aux guerres, aux exils et aux contestations, le réel monnayable sur la cote fluctuante de la réalité, le sport économique et la joie capitaliste, les jacassements de la bêtise ignare, la dissolution irréversible de l'art dans la communication, la réduction des rêves au confort, le confort esclave de la technologie puis la hargne du confort contre l'humaine fraternité, la mort du poème enfin: tout cela est en marche. En marche? S'il n'y avait que les pieds pour porter toute cette tragédie, l'insupportable fardeau serait vite abandonné au bord du chemin. Un calvaire pour le souvenir, avec sa brochette d'instruments de torture, et hop ! Au ciel ! Mais il y a les machines et elles sont en route, l'allure incontrôlable et les moyens démesurés. Dans l'hypnose collective et le pouvoir du profit, rien n'importe plus que la vitesse et l'identification immédiate des « marchandises », hommes, bêtes ou artefacts. Ce qui n'est pas reconnu est exclu, illico presto.

Goinfrés de technologie, bercés de superficialité, privés d'amour, c'est donc en route que nous sommes, oui en route, avec des moteurs gros comme un univers désormais sans limites.

 

Tu peux crier: rien n'advient dans le silence qui te répond. Tu peux mordre: le caoutchouc s'adapte à ta rage puis il reprend sa forme. Tu peux cracher : l'espace est de Javel et recycle tes glaires en larmes de crocodile.

Alors, ouvre ta gueule et viens lécher la lune avec ta grosse langue épaisse d'oiseaux muets. Déploie le peuple des ailes dans la clarté nouvelle et sens-toi frissonner de mots purs, une rivière de beauté allumant tes racines. Marche avec des pieds de feu et la vieille langue qui parle aux pierres jusqu'à ce qu'elles roulent de joie leurs larmes de sable.

Dans un théâtre de chair que nulle injonction, si larvée soit-elle, n'a jamais affaibli de ses mornes putasseries, viens prendre l'âme, ô oui, viens prendre l'âme avec nous!

Gwenael De Boodt

 

Une sixième saison

Au cours de cette sixième saison, une vingtaine d'artistes venus de la région, de Niort et de Suisse se succèderont sur la scène de la Station-théâtre pour y jouer dix spectacles de théâtre. Comédien-ne-s, mais aussi clown-e-s et musicien-ne-s, ils y feront vivre leurs propres œuvres, celles de Victor Hugo, de Christian Prigent, d'autrices et de poétesses du voyage, de Joseph Delteil, d'Etty Hillesum et d'Eugène Durif, avec des personnages inspirés du rêve, du quotidien ou de l'histoire (François d'Assise) mais toujours en poésie, dans une langue singulière qui est la marque de La Station théâtre. Vous aurez la primeur de cinq premières, dont celles de deux compagnies en résidence officielle. Il y aura aussi des retrouvailles avec des artistes fidèles à notre lieu pour en partager l'esprit et en aimer le public. Pour rassembler les générations et rassurer les novices, la langue jouera parfois avec le clown et la musique et la saison se clôturera par un spectacle destiné au jeune public. Cette programmation s'adresse à tous et n'a rien d'élitiste. Il suffit seulement de tenir votre curiosité en éveil. Le théâtre ne peut pas être intellectuel, il s'adresse aux sens, il redonne vie, il réveille l'amour, la révolte, la joie, la tristesse. Il fait rire, pleurer, songer. Il remue, il sonde, il suscite l'étrange qui est en nous, interroge la diversité du connu, découvre l'inconnu. Il continue parfois d'agiter nos âmes bien après la représentation. Sept compagnies viendront ce soir là pour vous en convaincre, répondre à vos interrogations et échanger avec vous autour d'un verre au bar de la salle Jarry pour finir la soirée.

Vous pourrez aussi y réserver des places pour un ou plusieurs spectacles et/ou souscrire un abonnement à la saison.

 

 

AGENDA

 

Toutes les représentations ont lieu les vendredi et samedi à 20h30

 

23 Septembre : présentation de saison

5 Octobre : L'Epopée du Lion Victor Hugo/Théâtre de Pan

24 et 25 Novembre : Saoul Silence° Stéphane Keruel/Cie Chant de la carpe

8 et 9 Décembre : En attendant que la mer revienne° Thierry Barbet/Cie Pièce montée

19 Janvier : Plumes voyageuses Matrimoine/Collectif HF Bretagne

2 et 3 Février : François d'Assise° Joseph Delteil/Cie du Passage

16 et 17 Février : Chroniques noires Christophe Briand/Mac'htiern

16 et 17 Mars : Baraque 34° Etty Hillesum/Cie du Chiendent

du 31 Mars au 2 Avril : Stage d'écriture théâtrale avec Eugène Durif et Nadège Prugnard

6 et 7 Avril : Sans Existence Fixe Eugène Durif/Cie Jean Beaucé

11 et 12 Mai : Montorin° Thierry Beucher/Théâtre de l'Intranquillité

25 et 26 Mai : Le Roi des croûtes Marie-Laure Cloarec/Cie A Vue de nez

 

°: Compris dans l'abonnement

 

 

L'ÉPOPÉE DU LION PAR LE THÉÂTRE DE PAN: LE JEUDI 5 OCTOBRE 2017

L'Epopée du lion, de Victor Hugo, par leThéâtre de Pan, Rennes.

 

Le Jeudi 5 Octobre à 20h30

 

Texte intégral, extrait du recueil L'Art d'être grand père

Avec le comédien Germain Nayl et la violoniste Claire Van Rhijn.

Mise en scène et lumières de Hyacinthe Mazé.

Compositions musicales de Massenet, Bach, Wienawski et Claire Van Rhijn

 

Durée : 1 heure

A partir de 12 ans

 

(Gratuit. Offert par le festival Val d'Ille en scène. Réservations au 06 81 75 81 01 et reservation.vies@live.fr)

 

 

Epopée du Lion_gravure de Gill _ XIXème siècle

Le Théâtre de Pan avait participé à l'aventure de la première saison à La Station théâtre en y jouant L'Ours suivi de La Demande en mariage de Tchekhov. Il y revient cinq ans plus tard avec une passion intacte pour le répertoire classique. « Il ne s'agit pas de « dépoussiérer » les vieux textes. Il s'agit de « dépoussiérer » certaines idées reçues sur la façon de les représenter ». Durant toutes ces années, le comédien Germain Nayl a lu « toute la poésie de Victor Hugo à voix haute (comme une gymnastique du comédien) pour perfectionner ses compétences dans l'interprétation de la versification de Hugo particulièrement. »

 

Il est tard. Les convives ont déserté le banquet. «Laissant l'intègre nuit venir» dans un «chaos d'arbres tremblant au vent» un homme et une femme vont joindre leurs solitudes en jouant les 360 alexandrins du poème épique de Victor Hugo. Avec une rare maîtrise du vers, au service d'une profondeur sensible, l'homme se transforme en lion, en ce jeune fils de Roi qu'il tient vivant dans sa gueule, puis en ce chevalier bientôt dévoré et en ce religieux ermite venus le réclamer. Aux accents du violon, il peuple la scène des clameurs de l'armée en déroute dans la forêt, du silence de la ville fantôme où il pénètre dans l'intention d'y croquer l'enfant devant son père pour finir avec la candeur de cette petite fille «seule et nue» qui lui fait renoncer à son projet d'un index menaçant.

 

Poème du fauve et de l'enfance

SAOUL SILENCE suivi de EXPÉRIENCE N°HEIN? PAR LA COMPAGNIE LE CHANT DE LA CARPE: VENDREDI 24 ET SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017

Saoul silence suivi de Expérience n° hein ? de Stéphane Keruel, par la Compagnie Le Chant de la carpe, Niort.

 

Les vendredi 24 et samedi 25 Novembre 2017 à 20h30

 

D'après Christian Prigent, Une erreur de la nature, Editions P.O.L. Et Ne me faites pas dire ce que je n'écris pas, Editions Cadex.

Avec Stéphane Keruel (voix) et Edwige Fouquet (voix et saxophone)

Contribution à la mise-en-scène de Lionel François et Magali Perrinet

 

Durée : 1 heure

A partir de 12 ans accompagné

 

 

Saoul Silence 2 _ Cie Chant de la carpe_600 ko

Une saison à La Station théâtre aurait un peu perdu de son sens sans un nouveau spectacle du Chant de la carpe. Depuis quinze ans, Stéphane Keruel s'adonne exclusivement à l'exploration jubilatoire des hiatus fusionnels entre le corps et la langue, entre le mot et la chose, entre la poésie et le réel. Après Et donc je m'acharne et Y Langue en 2015 puis Là quand même la saison passée, le voici qui revient chez nous (c'est un peu chez lui) pour « extirper la musique de notre langue commune, parlée ou littéraire, dont les paroles les plus banales sont poésie »

 

Sur scène, un solo bicéphale composé de deux organes, un larynx et un saxophone, s'adresse directement au public. Le larynx sort de sa caverne, dans une élocution irréprochable complètement timbrée: «Faut-il faire partie d’une élite parlante pour pouvoir les prononcer ça sans Hhaleter, sans râler, sans bisquer – Risquer la crise d’aHasthme?...Pour croit fraudrait-tril qu’ron n’r’y étrouffre?!! Et que les si nidifications...et que les significations se se se s’y s’y s’y s’y engorgent?!!». A quoi le saxophone claque des tampons et «fêle le la». Il s'agit de faire perdre au langage un peu de sa prétention à pouvoir dire le réel.

 

Forme indisciplinaire aux limites du langage et aux sources de la perception.

Compris dans l'abonnement

Lien vidéo compagnie: 

https://www.youtube.com/watch?v=IUOgMLoZYTE

EN ATTENDANT QUE LA MER REVIENNE PAR LA COMPAGNIE PIÈCE MONTÉE: LES VENDREDI 8 ET SAMEDI 9 DÉCEMBRE 2017

En Attendant que la mer revienne, de Thierry Barbet, par la Compagnie Pièce montée, Rennes.

 

Les vendredi 8 et samedi 9 Décembre 2017 à 20h30

 

Création 2017. Premières représentations

Avec Thierry Barbet mis en scène par Martine Dupé

 

Durée : 1 heure 10

A partir de 12 ans

 

En attendant que la mer revienne Compagnie Pièce Montée

Depuis quelques années, le comédien Thierry Barbet éprouve le besoin de revenir au jardin d'enfance. Il avait écrit et mis en scène Eux, joué en 2014 à La Station Théâtre, qui approchait l'univers du clown tout en flattant son goût pour une langue joueuse et précise. Mais son corps de clown attendait d'investir ses propres mots. Clown elle-même, Martine Dupé a «trouvé qu'il y avait beaucoup de chair» dans son écriture. Elle l'accompagne donc dans le présent authentique de «Désiré» qui «vient de l'enfance et a la sagesse d'un âge ancien.»

 

Désiré mène une charrette, son « empêcheuse d'aller trop vite ». Ou c'est elle qui le mène. Sur son chemin, qu'il s'efforce de ne pas faire tourner en rond, il garde les yeux ouverts et ose dire ce qu'il voit. Son « couteau dans la poche pour couper court » aux injonctions, aux trahisons et aux mensonges, il rencontre dans le désordre de sa mémoire le surveillant, le chasseur, le jardinier, le vestiaire et l'armoire métallique, les femmes chauffeur-routier, le chat, le péché originel et même une pierre qui parle et qu'il emporte pour la soigner d'une blessure provoquée par le soc d'une charrue. Avec sa vie, Désiré fait rempart à l'inertie, à l'habitude, à l'aveuglement et à la soumission.

 

Clown très parlant

 

Compris dans l'abonnement 


PLUMES VOYAGEUSES PAR LE COLLECTIF HF BRETAGNE: LE VENDREDI 19 JANVIER 2018

Plumes voyageuses, par le collectif HF Bretagne

 

Le vendredi 19 Janvier 2018 à 20h30

 

Lectures du matrimoine

par des comédiennes du collectif

 

(Entrée à prix libre)

 

Plumes voyageuses _ Thierry Lafontaine

Le collectif HF Bretagne milite pour l'égalité Femmes/Hommes dans les arts et la culture.

Depuis 2013 en Bretagne, l'association réalise des diagnostics chiffrés et organise des rencontres, formations et actions de sensibilisation auprès des professionnel-les ;  elle met aussi en place des projets pour revaloriser notre Matrimoine commun formé par les œuvres des créatrices et artistes d'hier et d'aujourd'hui.


Qui sont ces écrivaines méconnues, autrices et poétesses de la partance et des grands espaces?
Une soirée pour découvrir leurs mots choisis en compagnie de voix singulières, comme une invitation inattendue à un autre usage du monde.

Le génie poétique des écrivaines

FRANÇOIS D'ASSISE PAR LA THÉÂTRE DU PASSAGE: LES VENDREDI 2 ET SAMEDI 3 FÉVRIER 2018

François d'Assise, de Joseph Delteil, par le Théâtre du Passage, Neuchâtel, Suisse.

 

Les vendredi 2 et samedi 3 Février 2018 à 20h30

 

Texte d'après le roman éponyme de Joseph Delteil.

Avec Robert Bouvier mis en scène par Adel Hakim

Co-production Cie du Passage, Théâtre Vidy-Lausane, Théâtre Saint-Gervais (Genève), Centre Culturel Suisse (Paris) et Théâtre des Quartiers d'Ivry-Centre dramatique national

 

Durée : 1h35

A partir de 14 ans



 

 

 

Franc_ois_d_Assise___Mario_Del_Curto___150_octets

La langue baroque et sensuelle de Joseph Delteil (1894-1978) a résonné pour la première fois à La Station théâtre la saison passée lors de la lecture intégrale de son roman Les Cinq sens par un quarto de comédiens. Ce fut une révélation. Enfin un écrivain vivant! Enfin un style, un royaume! Auteur de romans « biographiques » empreints d'une vitalité verbale détonnante et d'une fantaisie débridée, Delteil a rencontré il y a presque vingt ans son interprète le plus fervent en la personne du comédien Robert Bouvier qui flamboie dans le rôle de François d'Assise depuis plus de quatre cent représentations à ce jour.

 

Ici pas de prêche ni de message ; juste un moment de vie, fou et joyeux, entre coups de foudre et révolte.Selon Adel Hakim: «Faisant vivre à sa chair palpitante des instants d’éternité, (François)... se départit de la terreur de la mort». Robert Bouvier l' incarne magnifiquement en homme de chair tour à tour poète, guerrier, philosophe et amoureux. «...tout homme, s’il le veut, peut devenir François d’Assise, sans être saint le moins du monde. Ce qui importe, c’est l’état d’esprit françoisier… Il faut un saint utilitaire, un saint qui ensainte les hommes... Accélération industrielle et... civilisation atomique... L'humanité bureaucratique, métallique, aspire de nouveau à sa chair, elle veut prendre la clé des champs. » écrit Joseph Delteil dans son prologue au roman.

 

Monologue flamboyant

Compris dans l'abonnement

Lien vidéo compagnie : 

https://www.youtube.com/watch?v=1xDsTWGEsfI

CHRONIQUES NOIRES DE CHRISTOPHE BRIAND: LES VENDREDI 16 ET SAMEDI 17 FÉVRIER 2018

Chroniques noires, de Christophe Briand. Production Compagnie Mac'htiern, Saint Thual.

 

Les vendredi 16 et samedi 17 Février 2018 à 20h30.

 

Avec Christophe Briand mis en scène par André Layus

 

Durée : 1h15

Tout public à partir de 12 ans

 

Chroniques noires _ Valy

En 2009 et entre deux tranches de travaux, avant que nous n'ouvrions officiellement la Station théâtre au public, le comédien Christophe Briand était venu jouer un émouvant Léon l'artiste. Dix ans plus tard sa plume s'est affûtée avec un goût toujours aussi prononcé pour les dialogues d'Audiard et les dérapages des personnages ordinaires pris dans des situations tragi-comiques. André Layus, qui a joué ici en 2014 les premières de son Villon, ce poète bandit fondateur d'une langue riche,noire et truculente, l'a accompagné dans l'incarnation des multiples personnages de ces Chroniques noires.

 

Un avocat (du diable), (se) recueille tour à tour et sans aucune piété, quoique à la barre d'un prie-dieu à roulettes, huit récits acerbes, tendres et ironiques qui explorent diverses facettes de la comédie humaine. Sans jamais verser dans le macabre, les personnages de ces histoires courtes y sont convoqués en gestes et en paroles jusqu'à délivrer leur chute dans l'accomplissement inattendu de leurs vies pourtant marquées au sceau de l'ordinaire. De Gaëlle Gomez, qui châtre d'une partie de ses phalanges inquisitrices son détestable et grossier époux endormi à François Marchand qui, débouté d'une demande en duel par correspondance, applique le canon de son arme sur la tempe de son voisin par dessus la haie litigieuse, ces huit chroniques questionnent la vanité de l'existence.

 

Huit histoires courtes

BARAQUE 34 PAR LA COMPAGNIE DU CHIENDENT: LES VENDREDI 16 ET SAMEDI 17 MARS 2018

Baraque 34, d'Etty Hillesum, par la Compagnie du Chiendent, Rennes.

 

Les vendredi 16 et samedi 17 Mars 2018 à 20h30.

 

Création 2018. Premières représentations

Texte établi d'après Une vie bouleversée suivi de Lettres de Westerbork de Etty Hillesum

Avec Sarah Mirante-Petit et Chrystel Petitgas

dans une mise-en-scène d'Alain Petit

 

Durée : 1h15

A partir de 14 ans

 

 

Baraque 34 _ Cie du Chiendent

En fin de saison dernière à La Station théâtre, Chrystel Petitgas donnait avec deux autres comédiennes une longue lecture mise en scène du poème de Sylvie Kandé La Quête infinie de l'autre rive. On y remarquait notamment le porté délicat et profond du texte par des gestes lents, très accomplis, sur des souffles mesurés, comme des offrandes à la langue de l'autrice. Les comédiennes ne s'emparaient pas des vers, elles s'en laissaient effleurer, s'inclinant pour les faire glisser dans le silence. Ce travail devait beaucoup à Chrystel qui, parallèlement et depuis plus longtemps, montait avec Sarah Baraque 34.

 

C'est avec ce même respect de l'intime et cette même volonté de prendre le temps que l'équipe du Chiendent s'est attelée depuis 2013 à connaître, lire, dire et faire vivre enfin les 11 cahiers et les lettres d' Etty Hillesum écrits entre 1941 et 1943 à Amsterdam puis dans la baraque 34 du camp de concentration de Westerbork. Dans un langage scénique qui se nourrit aussi de la danse, les deux comédiennes se partagent pour l'une ce qui témoigne de l'ouverture, pour l'autre ce qui ressort de la fermeture et de la révolte, au gré des interrogations politiques, philosophiques, religieuses et littéraires d'Etty sur sa vie de jeune femme, sa sexualité, la question de la maternité et la vie amoureuse.

 

Un corps épistolaire à deux comédiennes

 

Compris dans l'abonnement 

Lien vidéo Compagnie: 

https://vimeo.com/204149514

SANS EXISTENCE FIXE PAR LA COMPAGNIE JEAN BEAUCÉ: LES VENDREDI 6 ET SAMEDI 7 AVRIL 2018

Sans Existence fixe, d'après Eugène Durif, par la Compagnie Jean Beaucé, Rennes.

 

Les vendredi 6 et samedi 7 Avril 2018 à 20h30

 

Créé en 2016 à La Station théâtre. Reprise.

D'après Pochade Millénariste d' Eugène Durif

Adaptation et jeu: Cécile Kiffer. Création et interprétation musicale: Dominique Malherbe. Univers sonore: François Possémé. Mise en scène:Jean Beaucé.

 

Durée : 1 h

A partir de 12 ans accompagné(e)(s)

 

 

Sans Existence Fixe _ Cie Jean Beaucé

Après avoir donné les premières de Sans Existence Fixe en 2016 à La Station théâtre et en présence de son auteur, la Compagnie y est revenue la saison dernière jouer Et les poissons partirent combattre les hommes de Angelica Liddell. Le théâtre porté par Cécile, Dominique, François et Jean est un théâtre engagé dans ce qui, du poème, bouscule les rapports de pouvoir et de domination à l'oeuvre dans notre monde contemporain. La voix « des plus modestes du point de vue de l’Histoire »s'y libère, sensible et sans complaisance intellectuelle, avec toute la force de son inventivité verbale et symbolique. Elle nous offre l'espoir d'une audace retrouvée contre le cynisme du système.

 

«J'en appelle aux démantibulés du dedans tout agités de rythmes et de souffles coupés, vraiment coupés et qu'ils sortent de leurs gonds et fassent tournoyer le monde en dehors de lui même.» Ainsi s'adresse l'auteur au public, depuis le grand drapeau où son visage est projeté. Ce drapeau, c'est La Gueulante qui le brandit, avec sa «sale gueule de l'épopée édentée qui s'avance sous la mitraille toute déchirée, en chantant pour la dernière fois une chanson de fin du monde, pour eux c'en est un nouveau.» De ce coin de trottoir encombré de leurs affaires de gueux, avec Marianne qui éconduit les foireux au son du violon et de la mandoline et quelques chansons de Jarry, elles nous embarquent dans «ce navire brinquebalant» pour réinventer le monde.

Stage d'écriture dramatique avec Eugène Durif et Nadège Prugnard du 31 Mars au 2 Avril. Voir le descriptif ici:

http://stationtheatre.canalblog.com/archives/2017/08/11/35571683.html

Diatribe poétique et politique pour un claquoir en jupes et une viole d'amour.

Lien vidéo Compagnie : 

https://www.youtube.com/watch?v=AKCnAHHYgzk