LA STATION-THÉÂTRE

23 mars 2017

Vendredi 31 Mars et samedi 1er Avril 2017 à 20h30: Audience suivi de Pétition

Vendredi 31 Mars et samedi 1er Avril 2017 à 20h30:

Audience suivi de Pétition, de Vaclav Havel

affiche Havel

 

Vendredi 31 Mars et samedi 1er Avril 2017 à 20h30:


Audience suivi de Pétition de Vaclav Havel
par la Compagnie Libre d'Esprit

Dialogues dissidents en un acte, aux silences lourds de sens et aux confrontations souterraines, le premier dans une brasserie et le second au domicile d'un artiste officiel.
De Vaclav Havel,
mis en scène par Nikson Pitaqaj
avec Henri Vatin
et Marc Enche


Compagnie Libre d'esprit, Paris. Avec les soutiens du Conseil départemental des Yvelines, du Théâtre de l'Epée de bois (Cartoucherie), du Théâtre du Grenier (Bougival) et du Centre Tchèque (Paris)
Durée : 2h
Tout public
Traduits par : Marcel Aymonin et Stephan Meldegg

Vidéo de présentation de "Pétition":


Vidéo de présentation du cucle Vaclav Havel:

 

 

 


Audience suivi de Pétition
de Vaclav Havel

mise en scène de Nikson Pitaqaj, avec Henri Vatin et Marc Enche
Compagnie Libre d'Esprit


Dans ces deux pièces en un acte, écrites en 1975 et 1978, le dramaturge tchécoslovaque Vaclav Havel (1936-2011) s'est mis en scène sous le nom de Ferdinand Vanek, écrivain dissident du régime, ce qu'il a réellement été lui-même avant d'être élu président de son pays en 1989. Ajoutant dans son œuvre la dérision de l'absurde à la puissance désespérée de Kafka, Vaclav Havel montre la cruauté d'un système qui dénie toute liberté individuelle à l'humain. Après la chute du régime totalitaire communiste, il restera très critique envers le capitalisme et la société de consommation. Finalement, n'usent-ils pas d'une même violence schizophrénique?

Audience :
Vanek, qui déteste la bière, est manoeuvre dans une brasserie où le régime totalitaire exige de Sladek, son chef, qu'il le surveille. Mais Sladek, ivrogne et retors par désespoir, manque d'imagination littéraire. Il convoque donc Vanek dans son bureau pour le convaincre d'écrire lui-même les rapports dont il doit faire l'objet.

Pétition :
Vanek, qui sort de prison, se rend chez Stanek, confrère autorisé par le système. Celui-ci lui demande de rédiger une pétition destinée à la libération du chansonnier Javurek. On apprend que la fille de Stanek est enceinte de Javurek. La pétition sera-t-elle militante ou intéressée? Vanek a justement déjà rédigé cette pétition. Stanek la signera-t-il ?

« Des œuvres à découvrir d’urgence en tant que spectateur et en tant que citoyen. » La Terrasse
« Dans une scénographie réduite au strict minimum, nous avons le maximum de théâtre. » Un fauteuil pour l’Orchestre

Durée : 2h avec entracte. Tout public
Ven. 31 Mars et sam. 1er Avril, La Station théâtre, La Mézière
Accueil du public dès 19h30 avec bar et petite restauration.
Entrée : 10 € / 6 € pour les QF≤ à 500 €
Pré-réservation à lastationtheatre@gmail.com ou au 06 41 56 47 01
http://stationtheatre.canalblog.com/archives/2016/07/25/34120359.html

 

Dialogues dissidents en un acte, aux silences lourds de sens et aux confrontations souterraines, le premier dans une brasserie et le second au domicile d'un artiste officiel. De Vaclav Havel, mis en scène par Nikson Pitaqaj, avec Henri Vatin et Marc Enche, comédiens. Compagnie Libre d'esprit, Paris. Avec les soutiens du Conseil départemental des Yvelines, du Théâtre de l'Epée de bois (Cartoucherie), du Théâtre du Grenier (Bougival) et du Centre Tchèque (Paris)

Durée : 2h

Tout public

Traduits par : Marcel Aymonin et Stephan Meldegg


07 mars 2017

Vendredi 17 et samedi 18 Mars 2017 à 20h30: Le Clochard, suivi de L'homme poubelle

Le Clochard, suivi de L'homme poubelle

 

Bruno Abadie dans L'homme poubelle de Matéi Visniec. Photo: Cie du Petit matin

 

Le Clochard suivi de L'homme poubelle

par la Compagnie du Petit matin (Toulouse)

 

Composé du Théâtre décomposé de Matéi Visniec

jeu et mise en scène: Bruno Abadie

création lumière: A. Dermaut et A. Gérôme

Musique et création sonore: Hazel, Tara King et B. Coffineau

 

Confronté à une décomposition dont on ne sait si elle tient à son existence particulière ou au monde qui l'entoure, un homme se retrouve victime sans résistance d'absurdes situations qui transforment son personnage. Tour à tour poubelle ambulante que les passants remplissent de détritus au gré de ses trajets dans la rue, philosophe végétarien délesté de ses plantations de choux par une invasion de lapins, colocataire attentif d'un cafard, clochard errant dans la ville vidée de ses habitants, quasi époux d'un cheval triste, cet homme étrange, qui trace des cercles à la craie noire pour s'y enfermer, s'immisce en nous tandis qu'une voix venue de nulle part dicte des consignes pour un salutaire lavage de nos cerveaux ou pour nous protéger des attaques de papillons carnivores.

 

«Coup de cœur de la Rédaction. Un théâtre qui cogne, qui secoue, qui dérange et dont on ressort complètement KO mais tellement ébloui. Quelle force et quel talent ! On reste longtemps sous le coup de l'émotion.» La Provence

 

 

Durée : 1h30 avec entracte. A partir de 12 ans

Vendredi 17 et samedi 18 Mars à La Station Théâtre, La Mézière

Accueil du public dès 19h30 avec bar et petite restauration.

Entrée : 10 € / 6 € pour les QF≤ à 500 €

Pré-réservation à lastationtheatre@gmail.com ou au 06 41 56 47 01

affiche poubelle

Monologue poétique et fantastique, comique et ludique suivi de L'Homme poubelle, monologue politique d'humour noir,adaptés de Théâtre décomposé ou l'Homme poubelle de Matéi Visniec, mis en scène par Bruno Abadie, avec Bruno Abadie, comédien. Musiques et créations sonores de Hazel, Tara King Th et Bruno Coffineau. Compagnie du Petit matin, Toulouse. Création 2016. Avec les soutiens du Conseil Départemental de Haute Garonne, de la Ville de Toulouse et du Théâtre du Pavé.

Durée : 1h25

Tout public à partir de 12 ans accompagné

Editions L'Harmattan et l'Institut français de Bucarest

En sortant du bureau, mon chemin de retour ressemblait chaque soir davantage à un véritable calvaire (…) les voyageurs ne m'épargnaient pas. Ils me mettaient dans la main leurs billets usagés, puis sous mon chapeau, des paquets de cigarette vides, froissés ; quant aux enfants, ils collaient sur ma veste leur chewing-gum, à peine sorti de leur petite bouche. Je n’arrivais pas à comprendre... (M. Visniec)

Précédé d'un arpentage avec le Kerfad le 9 Mars de 19h à 22h.

20 février 2017

Vendredi 3 et samedi 4 Mars 2017 à 20h30: Les Confidentes

Vendredi 3 et samedi 4 Mars 2017 à 20h30:

Les Confidentes

 

Les Confidentes. Photo: Théâtre de l'Échange

 

LES CONFIDENTES

d'après Journal d'une femme de chambre

d' Octave Mirbeau

 

Mis en scène et interprété par Erika Vandelet

Interviews et portraits filmés réalisés par Sonia Larue

Théâtre de L'Échange

 

 

Célestine tient un journal intime dans lequel elle décrit par le menu ses rencontres avec des maîtresses indignes, des bourgeois brutaux, des serviteurs viles et fourbes. Elle parle de sa condition de femme exploitée, condamnée à l'instabilité et à de perpétuelles humiliations. Ce bout de femme insoumise et rebelle, caustique et cruelle, drôle et ambitieuse est emblématique de la femme de ce début du XXIème siècle.

 

Octave Mirbeau (1848-1917) écrivain et journaliste français, est un grand démystificateur des hommes et des institutions qui aliènent, oppriment et tuent. Il remet en cause, non seulement la société bourgeoise et l’économie capitaliste de son temps, mais aussi l’idéologie dominante et les formes littéraires traditionnelles.

 

«Je veux un théâtre intime sous l'angle du kaléidoscope. Intime parce que Célestine sera seule avec elle-même. Intime parce que Célestine évoquera sa vie. Kaléidoscopique parce que sa parole sera accompagnée de celle des femmes d'aujourd'hui tel un jeu de miroirs » Erika Vandelet

 

Durée : 1h30 à partir de 12 ans

Vendredi 3 et samedi 4 Mars à La Station théâtre, La Mézière

Accueil du public dès 19h30 avec bar et petite restauration.

Entrée : 10 € / 6 € pour les QF≤ à 500 €

Pré-réservation à lastationtheatre@gmail.com ou au 06 41 56 47 01

affiche Les Confidentes 3

Photo: Jean Henry

Monologue en kaléidoscope avec témoignages filmés par Sonia Larue de femmes travailleuses d'après Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau adapté par Sandrine Jacquemont, mis en scène et interprété par Erika Vandelet, comédienne. Théâtre de l'Échange, Lorient. Création 2016. Avec les soutiens de la Région Bretagne, du Conseil départemental du Morbihan, de la Ville de Lorient, du Théâtre de Morlaix et de La Paillette.

Durée : 1h30

Tout public à partir de 12 ans accompagné

Quelles singulières et monotones figures, tout de même, j'ai rencontrées sur ma route de servage ! Quand je les revois (...) elles ne me font pas l'effet d'être réellement vivantes (…) elles ne donnent l'illusion de vivre que par leurs vices... Enlevez-leur ces vices qui les soutiennent comme les bandelettes soutiennent les momies (…) ce n'est plus que de la poussière, de la cendre...de la mort... (O. Mirbeau)

25 janvier 2017

Vendredi 3 et samedi 4 Février 2017 à 20h30: Là quand même

Vendredi 3 et samedi 4 Février 2017 à 20h30:

Là quand même Spectacle compris dans l'abonnement

 

Stéphane Keruel dans Là quand même mis en scène par Jean-Michel Potiron. Photo: Jean Worms

 

Là quand même

Compagnie Le Chant de la carpe

 

Ce spectacle réactive l'urgence de la poésie et réjouira les amoureux de la langue : un poète, non satisfait de ce que le mot chien n'aboie pas, entreprend, contre toute probabilité, de réaliser l'impossible. Du haut d'un rocking-chair surdimensionné évoquant la chaise haute d'un enfant rageur, il mène des assauts désespérés - d'autant plus drôles qu'inappropriés - contre notre langue commune jusqu'à entreprendre de la tremper dans... le chocolat. Tout bascule alors dans l'invention d'une langue poétique entièrement chocolatée comme sortie d'un conte terrible dont il sortira vainqueur, réalisant son rêve initial : faire aboyer le mot chien.

 

« L'envie d'écrire et de monter Là quand même est apparue à l'issue d'une période où je me suis délibérément coltiné l'écoute de dizaines de discours, en particulier de femmes et d'hommes politiques, mais aussi des philosophes et des penseurs. Parmi tous les orateurs que j'ai écoutés, Lacan m'a paru le plus inspirant. Non seulement pour ses très grandes qualités d'acteur, mais surtout parce que sa parole m'a semblé exprimer le mieux, voire incarner l'absolue disjonction entre le réel et le langage. Au-delà - ou en deçà du contenu de son enseignement, il me semblait qu'il parlait en poète, c'est-à-dire au-dessous d'un gouffre, et par-delà l'impossibilité même de prendre la parole. Cette impossibilité, c'est le creuset de toute langue poétique. » Stéphane Keruel

 

Texte, conception et jeu : Stéphane Keruel

Mise en scène : Jean-Michel Potiron

 

Durée : 1h10 à partir de 15 ans

Vendredi 3 et samedi 4 Février à La Station Théâtre, La Mézière

Accueil du public dès 19h30 avec bar et petite restauration.

Entrée : 10 € / 6 € pour les QF≤ à 500 €

Pré-réservation à lastationtheatre@gmail.com ou au 06 41 56 47 01

 

 

Poésie philosophique en quatre tableaux, jouant la tentative de rétablir le lien au réel que le langage humain a coupé, où Lacan, échouant à la saisie d'un sens stable, se fond alors dans la matière du chocolat pour annuler l'absolue disjonction du sujet et de l'objet jusqu'à la joie simple et ludique de réussir à faire aboyer le mot « rien » transformé en « chien ». De Stéphane Keruel mis en scène par Jean-Michel Potiron, avec Stéphane Keruel, comédien et auteur. Compagnie Le Chant de la carpe, Niort. Avec les soutiens de la Région Aquitaine Limousin Poitou Charente, du Conseil départemental des Deux-Sèvres et de la Ville de Niort.

Durée : 1h10

Tout public à partir de 15 ans

Inédit

-comment se tenir... là où l'on EST (de toute façon), où l'on naîtrait... peut-être autrement, où, l'on cesserait -sait-on?- de confluer toujours vers la grande sauce générale, pour... pour soutenir cette position, forcément seul sur notre rocher, et souscrire de notre plein gré à ce bagne. (S. Keruel)

 

Affiche Là quand même

 

12 janvier 2017

Vendredi 20 et samedi 21 Janvier 2017 à 20h30: Et les poissons partirent combattre les hommes

Vendredi 20 et samedi 21 Janvier 2017 à 20h30:

Et les poissons partirent combattre les hommes

Cécile Kiffer et François Possémé dans Et les poissons partirent combattre les hommes de Angelica Lidell

Et les poissons partirent combattre les hommes

d' Angélica Liddell, par la Cie Jean Beaucé

 

Sur les plages d’Espagne, où les touristes se dorent au soleil, les immigrés clandestins viennent s’échouer, morts ou vifs. La confrontation des deux mondes est un révélateur des bassesses d’une société où chacun se cramponne à son bout de pouvoir, niant sa complicité dans le drame qui est en train de se jouer.Les listes des morts et des disparus s’enchaînent, lancinantes. «Et si un jour ils réapparaissaient? Et si un jour ils réapparaissaient transformés en poissons pour aller combattre les hommes?»Le cri de rage,alors, devient allégorie d’une société confrontée à ses peurs, à ses contradictions,et qui semble avoir perdu le sens du mot«humanité»

Dans un rapport frontal et intense, avec son réalisme sans détour, sa restitution crue de faits insupportables, le texte est donné au public par Cécile Kiffer. François Possémé accompagne ces mots, par une composition qui se déploie tour à tour comme un personnage, un support, un espace, un point final. En toile de fond, une vidéo crée un paysage changeant et saturé croisant des horizons, des océans, des poissons.

« Vous avez vu monsieur La Pute, vous avez vu que ce poisson a des yeux d'être humain ? Avec tous ces noirs qui se sont noyés, les poissons commencent à avoir des yeux d'être humain. Avec tous ces noirs qu'ils ont mangés, les poissons commencent à avoir des yeux d'être humain. Il faudrait donner des fusils aux pêcheurs. Parce qu'un poisson avec des yeux d'humain, il faut le tuer comme un être humain, pas vrai, monsieur La Pute ? »

Durée : 1h. à partir de 15 ans

Vendredi 20 et samedi 21 Janvier à La Station Théâtre, La Mézière

Accueil du public dès 19h30 avec bar et petite restauration.

Entrée : 10 € / 6 € pour les QF≤ à 500 €

Pré-réservation à lastationtheatre@gmail.com ou au 06 41 56 47 01

stationtheatre.canalblog.com

 

Spectacle-performance, hommage, antisocial et sans complaisance d'une femme engagée, enragée et desespérée, aux exilés « clandestins » noyés dans le silence complice des politiques par la mondialisation capitaliste. De Angelica Lidell, réalisé et interprété par Cécile Kiffer, comédienne et François Possémé, musicien auteur-compositeur. Cie Jean Beaucé, Rennes.

Durée : 1h.

Tout public à partir de 15 ans

Editions Théâtrales traduit de l'espagnol par Christilla Vasserot

Apparemment, l'Afrique n'est rien d'autre qu'un problème. Le problème des immigrés. Noyés, raides, les poings serrés sur la poitrine. Les pauvres n'ont pas d'âme(…) Comment échapper au lieu commun charitable et à la dénonciation dégoulinante ? (...) Imaginer un miracle, c'est tout ce qui me vient à l'esprit. (A. Lidell)

Précédé d'un arpentage avec le Kerfad le 17 Janvier de 19h à 22h. Voir ici : http://stationtheatre.canalblog.com/archives/2016/07/25/34120498.html


Mardi 17 Janvier 2017, de 19h à 22h : Une Histoire politique du barbelé

ARPENTAGES avec le Kerfad

 

histoire politique barbelé

 

Dans le cadre d'une complicité entre La Station-Théâtre et le Kerfad et en lien avec les thématiques de certains des spectacles joués au cours de la saison, Claire Aubert animera deux ateliers de lecture collective d'essais philosophiques et de sciences sociales afin d'en décoller le sens du déchiffrement et de la norme univoque. L'intégralité de chaque ouvrage sera divisée en autant de sections qu'il y aura de participants pour être lues individuellement pendant ½ heure avant de passer à un échange collectif d'impressions propre à révéler l'autonomie de nos capacités d'orientation dans la lecture.

 

Mardi 17 Janvier 2017, de 19h à 22h :

 

  • Une Histoire politique du barbelé de Olivier Razac, essai philosophique, en lien avec Et les poissons partirent combattre les hommes

 La participation à cet atelier nécessite une adhésion de 5 Euros, valable toute la saison, à l'association La Station-Théâtre. Inscriptions en envoyant un message à lastationtheatre@gmail.com

11 janvier 2017

Du vendredi 27 soir au dimanche 29 Janvier 2017: La fonction poétique dans la création théâtrale

Du vendredi 27 soir au dimanche 29 Janvier 2017:

La fonction poétique dans la création théâtrale

affiche stage Keruel

Stage Expérimenter la poésie

comme principe actif de la création théâtrale

 

Pour qui ? Stage limité à 12 participants accessible à toute personne habitée d'un désir de recherche, y compris aux personnes en découverte de la pratique du théâtre.

 

Quoi ? 1/Travail de textes poétiques (en particulier de G. Luca, C. Tarkos, C. Pennekin) : comment dire la poésie? Introduction de la notion d'adresse dans le contenu littéraire. Aspects techniques de la prise de parole, la question du sens et l'exploration du contenu "matériel" du poème (sonorités, rythmes, différentes incidences de l'inspiration dans la respiration d'un texte, séquence du ver, lignes mélodiques du phrasé, etc.)

2/Création de saynètes de l'écriture à la mise en jeu : Etudier activement les rapports entre écriture à la table et écriture de plateau. L'expérience, à la fois ludique et sérieuse, offre à chaque participant-e la possibilité d'expérimenter les fonctions d'auteur-trice, d'acteur-trice et de metteur-euse en scène.

 

L'intervenant : Stéphane Keruel. Comédien professionnel depuis 1987 puis metteur-en-scène et auteur. Formé à l'Ecole Régionale des Beaux Arts d'Aix en Provence et au Conservatoire d'Art Dramatique de Lyon, co-fonde la Cie Lhoré Dana à Lyon puis la Cie Le Chant de la carpe en 2001, joue Kafka, Harms, Motton, Bond, Fleisser, Rouabhi, Trolle. Recherche sur Luca, Tarkos, Prigent, collabore avec J. M. Potiron et Guigou Chenevier.

 

Horaires : - vendredi 27 janvier 2017 de 20h30 à 23h

- samedi 28 janvier de 14h à 19h

  • - dimanche 29 janvier de 10h à 17h

    Stage de mise en œuvre de la théâtralité de la poésie et de la poésie du texte théâtral accessible à toute personne habitée d'un désir de recherche, y compris aux personnes en découverte de la pratique du théâtre, animé par Stéphane Keruel. Compagnie Le chant de la carpe, Niort.

Durée : 14h.

Tout public à partir de 16 ans

70 Euros par personne + 5 Euros d'adhésion

En lien avec les représentations de « Là quand même » les vendredi 3 et samedi 4 Février 2017

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22 décembre 2016

Vendredi 6 et samedi 7 Janvier 2017 à 20h30: Les Bédouins de Pétra*

Vendredi 6 et samedi 7 Janvier 2017 à 20h30:

Les Bédouins de Pétra Spectacle compris dans l'abonnement

Les Bedouins de Petra, documentaire de Marie-Claire Thouault

Documentaire filmé entre passé simple et présent imparfait sur la vie des Bdouls expulsés des grottes de la ville antique de Pétra par l'Unesco et la Jordanie au nom du tourisme culturel. De Marie-Claire Thouault, suivi d'une lecture bilingue des poèmes Al-Mu'allaqât, fleurons de la poésie préislamique, et de ceux de poètes yéménites contemporains, par Thierry Beucher, Gwenael De Boodt, Bachar Alsattouf et Dalila Touhouche. Production La Station-Théâtre.

Durée : 2h.

Tout public à partir de 14 ans

Un détour pour saluer, du camp de Nou‘m, les restes ! Mais que saluerez-vous : quel fossé, quel foyer ? / De Nou‘m désert et dépeuplé, tout changé par Le va-et-vient, tourbillonnant, de vents violents / C’était un camp de Nou‘m, aux Ham’ât, effacé : Il n’en reste que cendre entre pierres du foyer / (…) Je n’y ai rien trouvé, à quoi me raccrocher, Hormis la graminée et hormis le foyer !

Les Bédouins de Pétra

Un film documentaire de Marie-Claire Thouault

Au début des années 80, la Jordanie et l’Unesco expulsent le petit peuple de la tribu des Bdouls pour inscrire Pétra au patrimoine mondial de l’humanité. Cela faisait pourtant des siècles que ces familles bédouines vivaient dans les grottes de la vieille cité antique. Pendant que les touristes du monde entier affluent par centaines de milliers sur le site, la communauté locale tente de réorganiser sa vie sur le minuscule territoire qui lui est alloué. Ce film est un voyage au cœur de la tribu des Bdouls de Pétra. C’est aussi un regard qui se veut lucide sur l’envers du décor de l’une des destinations touristiques les plus prisées de la planète.

Projection en présence de Marie-Claire Thouault, durée: 52 mn

 

Suivie de

Poèmes du désert

Lus par Thierry Beucher et G. De Boodt, en arabe par Bachar Alsattouf et Dalila Touhouche

Dans la première moitié du VIème siècle, Imrû'l-Qays, roi errant des bédouins Kinda, compose une des célèbres Mu'allaqât, brodées en lettres d'or et suspendues à la Ka'ba de La Mecque pré-islamique. Ce poème, d'une violence sensuelle unique, évoque une vie téméraire et folle dans le désert, où se succèdent nostalgie du campement disparu, jeux érotiques et chasse à la gazelle. Il s'achève par un déluge ravageur dont les stigmates hallucinants parsèment le désert. Al Muqualih, Al Razihi et Chawki Chafiq sont quelques-uns de ces poètes modernes du Yemen dont l'écriture pétrie d' exil, de solitude et d'aubes sanglantes puise encore son inspiration au désert et aux villes anciennes d'aujourd'hui. Durée : 40 mn

 

Accueil du public dès 19h30 avec bar et petite restauration. Tarif : 10 / 6 € pour les QF≤ à 500 €

07 décembre 2016

Vendredi 16 et samedi 17 Décembre 2016 à 20h30: Ma Famille

Vendredi 16 et samedi 17 Décembre 2016 à 20h30:

Ma Famille

Camille Kerdellant et Rozenn Fournier dans Ma Famille de Carlos Liscano

 

MA FAMILLE

 

Dans cette pièce généalogique truculente et cruelle, située en Uruguay, écrite par l'Uruguayen Carlos Liscano et jouée par Camille Kerdellant et Rozenn Fournier, on vend les enfants comme on respire : pour survivre. Aucun jugement moral n’est donné. Les enfants comme les parents trouvent cette situation normale. On en vend un quand on a du mal à finir le mois ou quand il faut un nouveau frigidaire. On les rachète parfois aussi, par exemple pour une fête de famille. Le narrateur raconte son parcours, du petit garçon que ses parents ne mettaient pas sur le marché parce qu’il n’était pas beau, à l’homme qu’il est devenu et qui tout naturellement s’est mis à vendre son père. On traverse cette histoire traitée avec cocasserie et tendresse en admirant la virtuosité d’un auteur qui nous fait passer du récit au théâtre sans qu’on n’y prenne gare.

 

 

Les parents ne parviennent à être vraiment parents que s’ils acceptent l’indépendance de leurs enfants. Les enfants ne parviennent à être véritablement adultes que s’ils cessent de dépendre de leurs parents. Les frères et sœurs s’ouvrent un chemin dans la vie le jour où ils décident d’être différents les uns des autres. La famille est le lieu où se fait le commerce des sentiments.

Carlos Liscano

 

Durée : 55 mn, conseillé à partir de 12 ans

 

 

La performance des deux comédiennes dont la réputation n'est plus à faire, sobriété de tenue et richesse de jeu . « ‘’Ma Famille’’: Un vrai tour de force ! Reconnaissent les spectateurs détaillant le jeu magistral des deux comédiennes. Cruauté et drôlerie des mots, légèreté et adresse dans l’interprétation, suscitent l’écho chez les spectateurs saluant ce bon moment de théâtre!

Ouest-France Quimper, 2012

Conte généalogique truculent et cruel, sans jugement moral mais critique caustique du pouvoir libéral et marchand, où l'on vend les enfants comme on respire : pour survivre. De Carlos Liscano, mis en scène et joué par Camille Kerdellant et Rozenn Fournier, comédiennes, avec la collaboration artistique de Michaël Egard. compagnie KF association, Rennes. Avec les soutiens du Noroît et du Théâtre du Cercle.

Durée : 55 mn.

Tout public à partir de 12 ans accompagné

Editions Théâtrales traduit de l'espagnol par Françoise Thanas

Acteur un - Les gens (…) te voyaient cette tête et ils continuaient leur chemin. Si tu parlais, c’était bien pire. Mais ils n’avaient pas besoin de t’entendre, te voir leur suffisait. Je n’ai jamais vu un enfant aussi invendable que toi. (…) ”(C. Liscano)

23 novembre 2016

Vendredi 2 et samedi 3 Décembre 2016 à 20h30: Kaputt

Vendredi 2 et samedi 3 Décembre 2016 à 20h30:

Kaputt Spectacle compris dans l'abonnement

Fred Pougeard dans Kaputt de Curzio Malaparte. Photo Alain Julien

Récit sidérant à la beauté délirante où l'horreur et l'indigne du front de l'Est en 1914 se donnent nettement à voir et à sentir par la voix, cet ultime bien commun de notre humanité. De Curzio Malaparte, adapté par Fred Pougeard et mis-en-scène par Pascal Adam avec Fred Pougeard, comédien-conteur. Compagnie L'Allégresse du pourpre, Reims. Avec les soutiens de la Région et de la DRAC Champagne-Ardenne, du Conseil départemental de la Marne et l'accompagnement du Théâtre du Salmanazar à Epernay, de la Filature à Bazancourt, du Théâtre du Nouveau Relax à Chaumont, du Centre culturel Saint-Exupéry à Reims et de la Maison du conte à Chevilly-Larue.

Durée : 1h20

Tout public à partir de 14 ans

Editions Denoël traduit par Juliette Bertrand

Il me semble que l'ancienne loi humaine et bestiale de la guerre prenait le dessus sur la nouvelle loi de la guerre mécanique. Avec l'odeur de la jument morte, je me retrouvais comme dans une ancienne patrie, une patrie retrouvée.(C. Malaparte)

Le 09 juin 2012, l'émission “Une vie, une oeuvre”, dirigée par Matthieu Garrigou-Lagrange et diffusée tous les samedis sur les ondes de France Culture, évoquait la vie et l'oeuvre de l'écrivain italien, Curzio Malaparte (1898-1957) :

Curzio Malaparte (1898-1957) : Une vie, une oeuvre [2012]

 

"Fred Pougeard ne dit pas Malaparte : il est Malaparte. Il est le journaliste qui traine ses guêtres sur le front de l’Est, en pleine deuxième guerre mondiale, durant le terrible hiver 1941-42, et qui voit le passage de la « guerre ancienne » à la « guerre nouvelle », comme il dit, la première étant illustrée par l’odeur des charognes de chevaux morts et la seconde par celle des blindés anéantis.

Il est l’écrivain qui voit l’indicible, qui décrit « le regard mystérieux des morts », les soldats transformés en bêtes sauvages, l’officier nazi face à l’enfant partisan qui a osé le défier les armes à la main et qui dit reconnaître son œil de verre au fait qu’il est le seul où brille une lueur d’humanité.
Il est le dandy qui relate (fiction ou réalité) une rencontre avec Himmler et ses proches dans un sauna de Finlande, d’où il conclut que les allemands nus sont désarmants d’innocence adolescente et que leur peau, en vérité, c’est l’uniforme. Il est l’observateur qui conte le combat homérique entre un officier SS et un saumon dans un torrent de Laponie. Il est le philosophe qui conclut de ce voyage au bout de l’horreur qu’il a senti « l’odeur de l’Europe morte ».

Durant ce récit, on oublie la présence du conteur. On oublie Fred Pougeard tant il possède l’art d’embarquer le spectateur. On est tour à tour au front, ou dans un salon mondain, ou dans une ambassade, dans tous ces lieux visités (ou fantasmés) par Malaparte et restitués par Fred Pougeard, qui joint le geste significatif à la parole forte. On a parfois reproché à Malaparte d’avoir mélangé le vrai et le faux. Peu importe, d’ailleurs. C’est le lot de tout écrivain. Mais quand Pougeard dit Malaparte, tout est vrai."
Jack Dion, Marianne, 17 Juillet 2015

 

 

 

"Sur la scène, une chaise. Simple comme une chaise, familière comme le monde d'hier, d'un bois quelconque qui évoque peut-être ceux de la Finlande à feu et à sang, et qui prolonge insensiblement le corps du conteur avant d'imposer son insignifiance avec fracas. Sur fond noir, une lumière parfois brûlante, d’autres fois glaciale enveloppe un conte infâme et sensoriel à l'excès. Avec Kaputt, la compagnie L'Allégresse du pourpre s'est commise avec le témoignage difficilement jugeable d'un événement historique à jamais impensable : on en sort bouleversé par la force de sa sobriété."

Pierre-Henri Ortiz; Nonfiction, 11 Août 2015