LA STATION-THÉÂTRE

11-09-19

SOIREE DE PRESENTATION DE LA SAISON 2019-2020 Le Samedi 28 septembre à 20H30

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SAMEDI 28 SEPTEMBRE 20H30

 

SOIREE DE PRESENTATION DE LA SAISON

 

La sensualité païenne de Dahud contre le diable des chrétiens parmi la foule burlesque de tous les personnages de la cité à engloutir,

 

la folie créatrice de Niki de Saint Phalle jouant avec le désordre tragique et joyeux de la vie,

 

le langage étourdissant d'une clown roulant dans la farine du sens caché des mots toutes les aberrations de notre société,

 

la prose hallucinée d'un Transsibérien mythomaniaque dans les trous d'air entre les riffs et les harmoniques d'une guitare nomade,

 

le futur pressenti d'un homme confiné à son pavillon sous le bombardement des marques qui le retiennent dans son présent,

 

dans les soupirs et les orgues de l'accordéon, le chant d'Enée chassé de Troie, qui implore l'hospitalité pour son peuple en exode,

 

avec la sincérité calme d'une innocente rebellion, la grâce diabolique d'un ange et de son verbe clair pour ouvrir enfin la cage des repères,

 

le choeur en marche des sécessionnistes vers un monde à refaire, des cabanes, et les fourmis qui s'y attellent malgré la ville et la police,

 

et la mission sacrée de cet ouvrier du pilon pour sauver de la presse les livres interdits et le poème de son existence :

 

Les ouvriers de ces neuf spectacles pour la plupart inédits dans la région, artistes passionnés et engagés, comédiens, clowns, auteurs-poètes, musiciens, hommes et femmes, viendront de toute la Bretagne, des plaines et des montagnes de France pour les jouer à La Station théâtre. Les compagnies elles même et le directeur-fondateur vous les présenteront ce soir-là vous donnant à entendre un peu de leur langue, à sentir un peu de leur âme, juste ce qu'il faut pour que vous reveniez aux représentations accomplir avec eux le destin de chacun de ces partages exigeants et tellement humains.

A l 'issue de la présentation, nous échangerons autour d'un verre au bar de la salle Jarry pour finir la soirée. Les abonnements pourront être souscrits, les places réservées et les inscriptions au stage d'écriture enregistrées.

 


L'HISTOIRE VERITABLE DE LA VILLE D'YS Le Jeudi 3 octobre à 20H30

 

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JEUDI 3 OCTOBRE 20H30

(Dans le cadre du Festival Val d'Ille en scène)

   

 

L'HISTOIRE VERITABLE DE LA VILLE D'YS

 

 

par Mr Jean et Mme Jeanne

( Hassan Tess et Amélie Vignaux )

 

Compagnie Avec ceci ce sera ? Douarnenez

 

 

 

ATTENTION : Réservations au 06 81 75 81 01

Prix libre au chapeau

 Hors abonnements 

A partir de 8 ans / Durée : 1H05

Co-production : Ville de Douarnenez

 

 

500 ans après JC, la chrétienté s'enracine en Bretagne. Gradlon, roi de Cornouaille, nomme Corentin évêque de Quimper et entreprend d'y bâtir une cathédrale. Mais voilà que Dahud, sa fille unique, refuse de se soumettre à l'enseignement de Corentin. La nouvelle religion est autoritaire et déprimante. Gradlon, qui aime sa fille, lui fait construire une ville protégée par les flots, Ys, où elle s'installe dans la joie de vivre et la liberté morale inspirées de sa culture païenne. Corentin et le moine Guénolé dénoncent la nouvelle cité comme un lieu de débauche et de vice contraires au nouvel ordre moral. La ville finira engloutie dans les abîmes de la mer d'Iroise.

Avec une rigueur scientifique inattendue et un jeu excellemment burlesque qui mêle au passé les enjeux du présent, et vice-versa, Mr Jean et Mme Jeanne font revivre tous les personnages de cette légende jusqu'au cheval Morvac'h qui galope sur les flots.

 

 

Extrait :

« Dahud : Il doit s'ennuyer ton dieu d'amour tout seul là haut pour l'éternité. Pas une seule déesse ?

Guénolé : Tu es une sauvage entre les mains du Démon !

Dahud : Ton Dieu parle de tolérance ?

Guénolé : Oui tout à fait

Dahud : Alors laissez moi vivre comme je veux.

Guénolé : Ce n'est pas possible, tu vis dans le péché

Dahud : Une invention ! Chez les Celtes le péché n'existe pas.

Guénolé : Tu ne comprends pas ! Je dois te sauver

Dahud : Mais je n'ai pas besoin d'être sauvée

Guénolé : Il le faut sinon tu vas aller en enfer !

Dahud : L'enfer c'est toi (Guénolé sort) »

 

09-09-19

NIKI DE SAINT PHALLE VIVRE ! Les Vendredi 11 et Samedi 12 octobre 2019 à 20H

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VENDREDI 11 ET SAMEDI 12 OCTOBRE 20H

 

 

 

NIKI DE SAINT PHALLE VIVRE !

 

 

de et avec Juliette Andréa Thierrée

 

Direction d'acteur : Marco Zitelli

 

 

 

Compagnie Annael, Gentilly

 

 

  

A partir de 14 ans / Durée : 1H20

Avec le soutien du Plateau 31, de la DRAC Ille de France et de la Fondation Niki de Saint Phalle

 

Compris dans l'abonnement Fol Entresol

 

Elle fait saigner des tableaux à la carabine, invite des foules de visiteurs à pénétrer le corps d'une femme monumentale, égrène des chapelets de «nanas» aux rondeurs hottentotes vivement colorées et crée un jardin de tarots. Niki de Saint Phalle est une artiste tellement vivante, malgré sa mort en 2002, que nous la retrouvons aussi belle, frénétique et folle dans le texte et le corps de Juliette Thierrée dont il est évident qu'elle l'a envoûtée de son énergie vitale. Les situations, les personnages et les pays de sa vie apparaissent, disparaissent, se transforment, s'alimentent et se répondent, avec leurs lots chaotiques de chocs, de bonheurs, de rencontres déboulant dans le désordre. Une plongée au cœur de l'élan vital de cette étonnante artiste, dans l'équilibre complexe entre la solitude nécessaire à la création et le lien aux autres pour l'inspiration.

 

...Ce soir, sur la scène, le temps s’est contracté et replié. Niki de Saint Phalle est devant nous... La prestation de Juliette Andréa Thierrée est sidérante de justesse, de délicatesse et de rage... Fred Lecoeur, Sans qu'il soit besoin, juillet 2018

 

Extrait :

« Mon rêve à moi -tout le monde a un rêve n'est-ce pas?- était de fabriquer un art qui s'adresserait à tous ceux que la société exclut et écrase : les blessés de l'âme. Un art qui parlerait à tous...

...J'étais paumée mais je savais que quoi que je fasse dans l'avenir, il faudrait que ce soit difficile, excitant, grandiose. Libre ! Libre ! Je voulais être un être libre... »

 

 

 Vidéo de présentation du spectacle

 

COMMENT VA LE MONDE ? Les Vendredi 22 et Samedi 23 novembre 2019 à 20H

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VENDREDI 22 ET SAMEDI 23 NOVEMBRE 20H

 

 

COMMENT VA LE MONDE ?

 

Textes de Marc Favreau, dit « Sol »

 

 

avec Marie Thomas

 

dans une mise en scène de Michel Bruzat

 

 

Théâtre de la Passerelle, Limoges

 

 

A partir de 10 ans/ Durée : 1H10

 

avec le soutien de la Région Nouvelle Aquitaine, le Département de la Haute Vienne, et la Ville de Limoges

 

Parce qu'il a toujours eu envie de protéger la terre, ce grand clown existentiel avec ses chaussures trouées, il s'évade. Lui, il n'a rien, ce clown naïf nous fait partager sa vision du monde, il joue avec les maux / mots de la terre. Il recrée un langage étourdissant, il nous fait toucher les aberrations de notre société. Spectacle qui emprunte au cirque un défroqué de clown et au théâtre un verbe. Il roule les mots comme d'autres leurs cigarettes.

Son moteur, c'est le verbe. Les mots éclatent, pirouettent, il les maquille, les défait, les remonte. Dans sa bouche les mots fleurissent ; il révèle le sens caché du langage. Chaque mot est une fusée qui éclate sans jamais blesser. Il a les couleurs du cirque, il fabrique un univers, il est énergie, puissance, il est hors la loi. Il détraque la logique, il transgresse, il tue de rire...

Michel Bruzat, metteur -en-scène

 

Sol, le clown en haillons et à la langue désopilante, était un jongleur de mots étourdissant, capable de toutes les acrobaties verbales. Marie Thomas lui redonne vie et nous offre 70 minutes de calembours, de néologismes et de poésie. La comédienne, sensible, à la diction épatante, au jeu précis, à l'air enfantin, ne nous fait rien perdre des textes. Le Canard enchaîné, avril 2017

 

Extrait :

«  En tout cas en sortant de là

j'aurais été quelqu'un ça c'est sûr

peut-être un homme grand peut-être un major d'homme

qui fait son servile militaire

peut-être j'aurais été plus fort encore

j'aurais été un énormateur

un très énormateur

un très énormateur trillionnaire

un très énormateur trillionnaire mécréancier

complètement paquebot sur la merditerrannée

qui nourrit des vicomptes de dépanse

avec des entrecôtes d'azur... »

 

 Vidéo de présentation du spectacle

 

 

LA PROSE DU TRANSSIBERIEN ET DE LA PETITE JEHANNE DE FRANCE Les Vendredi 6 et Samedi 7 décembre 2019 à 20H

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LA PROSE DU TRANSIBERIEN

ET DE LA PETITE JEANNE DE FRANCE

 

Poème de Blaise Cendrars

 

 

 interprété par Joël Jouanneau

 

et Pierre Durand à la guitare

  

Compagnie L'Eldorado, Port-Louis (56)

 

A partir de 14 ans / Durée : 1 H

 

Cendrars était debout. A lire son œuvre, on croirait qu'il ne s'est jamais couché. Ses rêves ont été des songes verticaux, des songes-totems comme des fusées sur le départ, pour projeter sa vie dans le cosmos, sa vie de bourlingue. Voulait-il humilier le ciel de nous être supérieur? Et c'est donc debout que le comédien et le musicien voyagent dans la langue et le rythme de cette épopée transfigurante, à travers toute la Russie livrée aux folies de la civilisation, art et mécanique, guerre et légende, moine et putain, à bord d'un train qui fait trembler la scène. Debout, comme la colonne haute de 2 mètres de vers de la première édition dite simultanée que les pistons d'à-plats colorés de Sonia Delaunay comprimaient vers la droite et dont nous retrouvons le feu.

 

...Une bouleversante osmose entre un lecteur et un musicien... En transe, Joël Jouanneau était Blaise Cendrars. Avec ses bruitages au micro, il était aussi le train qui roule, qui accélère, qui ralentit à l'approche d'une gare... A la guitare, le jazzman Pierre Durand... Sa musique est intemporelle, raffinée, subtile. Le Télégramme, Janvier 2019

 

Extrait :

« ...

Les inquiétudes / Oublie les inquiétudes

Toutes les gares lézardées obliques sur la route

Les files télégraphiques auxquelles elles pendent

Les poteaux grimaçants qui gesticulent et les étranglent

Le monde s'étire s'allonge et se retire comme un accordéon qu'une main sadique tourmente

Dans les déchirures du ciel les locomotives en folie s'enfuient

et dans les trous

les roues vertigineuses les bouches les voies

Et les chiens du malheur qui aboient à nos trousses

Les démons sont déchaînés / Ferrailles

Tout est un faux accord / Le broun-roun-roun des roues

Chocs / Rebondissements

Nous sommes un orage sous le crâne d'un sourd... »

 

 


LE MENSONGE DU SINGE Les Vendredi 17 et Samedi 18 janvier 2020 à 20h

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VENDREDI 17 ET SAMEDI 18 JANVIER 20H

 

 

 

 

LE MENSONGE DU SINGE

 

Compagnie du Phoenix, Cormelles-le-Royal (14)

 

 

 

Texte et mise en scène de Christophe Tostain

 

avec François-Xavier Malingre

  

A partir de 16 ans / Durée : 1H

 Spectacle compris dans l'abonnement Fol entresol 

avec les soutiens des CDN de Poitiers, Théâtres de l'Archipel et Mega Pobec, Villes de Cormelles-le-Royal et Bayeux

 

 

Une zone pavillonnaire. Ce pourrait être la prochaine construite à La Mézière, ou dans ces autres banlieues périurbaines où les classes sociales se diluent dans un mode de vie standardisé entre l'hyper centre commercial, les réseaux routiers et les services à la petite enfance. Un homme immobile trône dans le vide de sa maison. En repli individualiste et défensif, cet homme est paralysé par les monstres de l'hyperconsumérisme, de la pression écologique, de la violence urbaine, de l'enlaidissement des entrées de ville, de la peur, de l'isolement, du vide culturel et de l'ennui. Il soliloque en misanthrope et se projette au-delà du périphérique où quelque chose va l'accomplir enfin en tant qu'homme...

 

L’interprétation est intense, son voyage immobile nous embarque totalement. La limite entre la réalité et l’imaginaire se brouille, la tension monte. Ce seul en scène relève d’une performance époustouflante sous-tendue par une mise en scène d’un esthétisme et d’une recherche plastique rares. Les postures du personnage, les éclairages finement élaborés offrent au regard des tableaux fascinants évoquant notamment l’œuvre de Bacon. On voit surgir sur scène Le pape assis de Velasquez repris par Bacon en train de hurler. Du théâtre de haut vol ! Aurore Jesset, Les Arts et les mots, juillet 2018

Extrait :

« ...

quand je plonge dans les abysses de mes paysages intérieurs

j’atteins une passerelle tendue vers forêt noire d’encre où se tapissent des loups invisibles

là-bas

dans cette forêt

il n’est plus possible de commettre un soupçon de rêve

ce qui m’attend

là-bas

dans cette forêt

enfonce mes souvenirs dans la terre comme des arbres morts »

 

 Présentation du spectacle (dont vidéo) par la Cie

 

 

LA VERITABLE HISTOIRE DU CHEVAL DE TROIE Les Vendredi 31 janvier et Samedi 1er février 2020 à 20h

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  VENDREDI 31 JANVIER ET SAMEDI 1ER FEVRIER 20H

 

 

LA VERITABLE HISTOIRE DU CHEVAL DE TROIE

Extraits de L'Enéide de Virgile et de L'Illiade d'Homère

 

 

Adapté et mis en scène par Claude Brozzoni 

Compagnie Brozzoni, Annecy

 

  

avec Guillaume Edé au jeu et au chant 

et Claude Gomez à l'accordéon

 

 A partir de 9 ans / Durée : 55 minutes

 avec le soutien de Bonlieu Scène Nationale d'Annecy 

Compagnie conventionnée par les DRAC et Région Auvergne Rhône Alpes et la Ville d'Annecy

  

La véritable histoire du cheval de Troie n’a-t-elle pas commencé quand la guerre a pris fin ? Une cité détruite, ses habitants massacrés et l’exode. Un exilé justement raconte. Il sait de quoi il parle : lui et son peuple attendent un accueil qui ne vient pas. Sa voix grave et éternelle enflamme le récit de Virgile. Dans ses chants, l’espoir renaît malgré la douleur et l’errance. Le comédien et chanteur et l’accordéoniste mêlent leur souffle à la poésie du texte. Se joue alors l’histoire intime des tragédies épiques. Une histoire forte, contrastée, toujours saisissante.

 

L’élégance de la simplicité! Telle est la marque de ce spectacle qui nous livre la véritable histoire du cheval de Troie par la voix d’un messager, le correspondant d’une guerre antique qui hélas fait écho aux guerres d’aujourd’hui. (…) Sur leur beau tapis d’orient, l’aède et le musicien captivent les spectateurs avec une histoire d’autrefois qui parle de la nôtre, soulevant avec délicatesse les rideaux de nos mille et une nuits ! Evelyne Trân, Théâtre au vent, juillet 2018

 

Un spectacle miraculeux, poignant et vivifiant, d'une justesse et d'une générosité évangéliques... Danièle Carraz, La Provence, juillet 2018

 

Extrait :

 

« Ils sont en fuite depuis longtemps –plusieurs années. 

... 

Mais les autres, le plus grand nombre, sont restés sur les bateaux, ils y sont encore, le rivage les effraie. Vous pouvez les reconnaître à leurs grands yeux écarquillés, à cette façon de tressaillir au moindre bruit, de ne se déplacer qu’en groupe, de ne s’attarder nulle part. 

Ils voient des Grecs partout. 

Un dieu les hait, les pourchasse, voudrait voir leurs navires brisés et leurs cadavres épars sur la mer.»

 

 Vidéo de présentation du spectacle

 

 

06-09-19

STAGE D'ECRITURE AVEC ROLAND FICHET du Vendredi 28 février à 19H au Dimanche 1er mars 2020 à 18H

 

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DU VENDREDI 28 FEVRIER AU DIMANCHE 1ER MARS

 

 

STAGE D'ECRITURE AVEC ROLAND FICHET

 

Pour adultes

Limité à 12 participants

 

Horaires :

19h à 22h le Vendredi

10h à 18h les Samedi et Dimanche

 

Coût :

85€ / 65€ pour les QF inférieurs à 500 €

 

En lien avec les représentations de La Chute de l'ange rebelle, dont Roland Fichet est l'auteur, les 13 et 14 mars à La Station théâtre

 

Le plaisir d’écrire. Le plaisir d’écrire de la fiction ( nouvelle, théâtre, scénario…), c’est de cela qu’il s’agira au cours de ces trois journées. Tisser du texte, construire un récit, élaborer une fiction, travailler sa langue… « l’écrivant » a du pain sur la planche. Comment ça fonctionne l’écriture? Comment ça fictionne? À partir de propositions techniques méthodiques chacun de vous explorera ces questions, chacun de vous explorera des zones, des formes, des intuitions, des paysages de mots.

 

Nous avons tous rendez-vous avec le texte tous les jours. 

 

Écrire, oui écrire, prendre le temps de s’adonner à cette pratique toujours neuve, toujours étrange. Éprouver comment ça marche.

Roland Jean Fichet

 

 

Roland Jean Fichet dirige des ateliers d’écriture dans des écoles nationales de théâtre et des universités. En 2018 et 2019, il a dirigé des ateliers d'écriture à l’école du Théâtre national de Strasbourg et à l’école nationale supérieure des arts de la marionnette à Charleville- Mézières. 

 

Il est l’auteur de La chute de l’ange rebelle créée en 1991 par Valérie Dréville au Théâtre National de l’Odéon dans une mise en scène de Claudia Stavisky, de Animal mise en scène par Frédéric Fisbach au Théâtre national de la Colline de Paris, de Qu’elle ne meure mise en scène par Gildas Milin au Théâtre National de Bretagne, de Suzanne créée par Annie Lucas à la scène nationale de Saint-Brieuc, et de nombreuses autres pièces.

 

LA CHUTE DE L'ANGE REBELLE les Vendredi 13 et Samedi 14 mars à 20H

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VENDREDI 13 ET SAMEDI 14 MARS 20H

 

 

LA CHUTE DE L'ANGE REBELLE

Monologue de Roland Fichet

 

 

mise en scène de Julien Barbazin

 

 

Compagnie Les Ecorchés, Dijon

 

avec Benjamin Mba

 

Création musicale et sonore : Antoine Lenoble

 

 

A partir de 14 ans/ Durée : 55 minutes

 

Co-production : Festival de caves, avec le soutien de Ville de Dijon, le 18, Foyer Urbanalis

 

C’est quelqu'un qui est là, dans un état où petit à petit gagne le sentiment que la fin du monde a eu lieu sans qu’on s’en rende compte. C’était ça, ma sensation. Le fait que tout autour, il n’y a plus rien ; plus personne. (…). En même temps, il y a la joie de pouvoir faire quelques pas, d’attraper des choses, de survivre. Dans un tremblement des âges et des temps. Moi le tremblement de la comédie m’a toujours excité — avec les petits excès que ça suppose, dans l’humour, les effets de langue… Pour La chute de l’ange rebelle je travaille la tension entre la comédie et la tragédie, qui est un souci constant chez moi.

Roland Fichet, auteur

 

 

Dans le théâtre de Julien Barbazin, tout est chair, tout est matière : la matière sonore (qui perdurera tout au long du spectacle : vrombissement d’une voiture, bruit d’un ascenseur, écoulements d’eau, bruits de machines) ; la matière lumineuse (néons, petites lampes nues – qui figureront les grains de riz incompressibles) ; le dispositif : le castelet en toiles plastifiées translucides ; le corps, la peau, la musculature même du comédien et le texte.

Jean Michel Potiron, Blog JMP, octobre 2018

 

 

Extrait :

«...Tombé hier pour la deuxième fois de la semaine je me traîne, je me traîne, et n'atteins la salle de bains qu'au prix de glissements progressifs. Que d'efforts prométhéens pour me couler dans ma baignoire ! Encore heureux que j'échappe depuis un bon mois à la corvée d'éponge... Peut-on dire épongement ? Le mot manque semble-t-il... Epongeage ! Bien sûr épongeage... « Une éponge imbibée de vinaigre fut fixée à une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche »... Oh ! Je sais maintenant dans quel morceau de temps loge mon espérance : Pâques ! Voilà ce qui me relève quand je tombe : tenir jusqu'à Pâques ! … »

 

 Présentation du spectacle (dont vidéo) par la Cie

 

 

 

 

ZONE A ETENDRE Vendredi 27 et Samedi 28 mars 2020 à 20H

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 VENDREDI 27 et SAMEDI 28 MARS à 20H

(Compris dans l'abonnement Total soupirail)

 

ZONE A ETENDRE

 de Mariette Navarro

 

Mise en scène de Diane Giorgis

Compagnie L'Artère, Dol de Bretagne

 

 

 

avec Diane Giorgis, Ali Khelil, Delphine Le Beuvant, Mia Maingourd, Jean-Sébastien Moizan

 

Lumières de Clément Duménil

 

A partir de 14 ans / Durée : 1H10

Co-production La Station théâtre avec le soutien du Campement Dromesko et des fermes de La Petite Claye et des Cours Paris

 

Faire théâtre d'une sécession avec ce qu'elle comporte dans le réel d'engagement, de résistance et de batailles contre le pouvoir et sa société marchande et technologique passe nécessairement par le poème. Parce que le poème laisse pousser le langage là où l'idéologie le défriche et que s'il est nécessaire que l'idéologie saborde les mots flottants inertes du capitalisme pour que les corps s'engagent dans le combat avec la conviction d'une vérité profonde et la possibilité d'une utopie, il n'en est pas moins utile que le verbe du poème foisonne pour dépasser une humanité terrassée de civilisation et retrouver la beauté et les correspondances d'un partage du sensible tout à la fois universel et singulier. Ainsi de la Zone A Défendre ancrée dans le réel, le théâtre, pourvu qu'il soit l'endroit du corps du poème, doit-il nourrir le rêve en lui inventant des trêves, en lui ouvrant des refuges pour échapper à la pression policière constante. C'est la Zone à Etendre que ce choeur de jeunes acteurs en action dans la confusion salutaire des arbres et des êtres va nous jouer à La Station théâtre. Où l'on découvre, où l'on s'interroge, où l'on doute, où l'on bruisse avec les insectes, où l'on halète entre les troncs, où l'on frappe des ailes sur les feuillages, où l'on fait choeur dans la marche pour s'enfoncer dans l'obscurité, où l'on se perd où l'on fait clairière, un jour, au milieu.

Gwenael De Boodt, taulier de zone

 

 

Extrait :

« Servez-­‐vous de vos branches les plus longues. De vos brindilles les plus souples. Laissez au sol les animaux que vous portiez, les nids, les fourmis en colonie. Laissez tomber tout ce qui alourdit. Pas besoin de bagages pour le chemin que nous commençons. »

 

  Vidéo de présentation du spectacle